Acupuncture, ostéopathie, hypnose : les médecines complémentaires ont-elles de superpouvoirs ?

Les pouvoirs extraordinaires du corps humain

Les pouvoirs extraordinaires du corps humain

Adriana Karembeu et Michel Cymes se rendent en Chine pour percer le secret des médecines complémentaires. Ici, la guérison est d’abord une affaire de prévention et les patients pensent avant tout aux moyens naturels de se soigner. Les effets des médecines alternatives, qui n’ont pas recours aux médicaments, peuvent

être spectaculaires. L’acupuncture permet de bloquer la douleur et de pratiquer des opérations à coeur ouvert sans anesthésie générale. Les zones du cerveau qui sont mises en action pendant l’hypnose sont les mêmes que dans un état de conscience non modifié. Les expériences alors vécues ont valeur de réalité. La méditation permettrait quant à elle de vivre plus longtemps. Le binôme tente de comprendre comment utiliser les ressources internes du corps et de l’esprit pour vivre mieux grâce à ces pratiques parfois millénaires.

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Emission France 2 du

L’HYPNOSE : PRENDRE LE POUVOIR SUR NOTRE VOLONTE

Loin d’être tout puissant, notre cerveau peut donc nous masquer une partie de la réalité. Il est possible de nous illusionner, de nous tromper. Mais quelqu’un d’extérieur peut-il aller jusqu’à prendre le pouvoir sur nos idées, sur notre volonté ? Adriana et Michel ont RDV avec le québécois Messmer, le célèbre hypnotiseur.

Messmer, c’est 250 shows par an mais il a surtout pratiqué l’hypnose en cabinet, pendant 7 ans. Autant dire qu’il connaît le sujet…C’est une séance d’hypnose qui attend Adriana et Michel, en compagnie de quelques cobayes français… car il est plus facile de se faire hypnotiser dans sa langue maternelle. Seront-ils réceptifs ?

  • L’hypnose

Hypnose, du nom du Dieu grec Hypnos, (frère jumeau de Thanatos, la mort) qui panse toutes les plaies pendant le sommeil.

Nous ne sommes pas tous réactifs de la même manière à l’hypnose… mais 90% d’entre nous peuvent être hypnotisés (plus ou moins rapidement) ! 10% seulement sont totalement réfractaires.

Les domaines d’application de l’hypnose en médecine

L’hypnose est utilisée et le sera probablement encore davantage dans différents troubles psychiques et pathologies :

  • les phobies (des piqûres, etc.)
  • la claustrophobie
  • le stress
  • les migraines
  • les addictions (au tabac, etc.)
  • le syndrome de Gilles de la Tourette
  • les épilepsies
  • l’anxiété
  • les douleurs (chirurgicales et chroniques)
  • les soins palliatifs
  • l’obstétrique (préparation à l’accouchement par exemple)
  • la dermatologie (traitement des verrues récidivantes, etc.)

Dans certains hôpitaux français, comme à Aix en Provence, l’hypnose a été généralisée et intégrée dans les soins.

Mais plus étonnant encore,  l’hypnose est de plus en plus utilisée comme substitut à l’anesthésie générale. Le CHU de Liège, en Belgique, fut le pionner de cette pratique en 1995. Notez qu’il y a toujours un anesthésiste à côté au cas où cela tournerait mal, mais d’après le Dr Faymonville, la pionnière dans le domaine « hypnose / douleur » au CHU de Liège , sur 9000 patients opérés sous hypnose, seuls 18 ont dû avoir recours à l’anesthésie générale.

L’hypnose serait un état d’attention impli­quant une concentration intense et une «absorption intérieure » avec une suspension relative de la conscience de l’environnement. Sous hypnose, on a l’impression de sentir, voir, remuer, comme si on était réveillé, et les zones cérébrales liées à ces actions sont normalement sollicitées. Pourtant, on a les yeux fermés !

Le processus hypnotique comprend trois composantes : l’absorption, la dissociation et la suggestibilité. L’absorption est la capacité à s’impliquer complètement dans une expé­rience imaginaire. La dissociation corres­pond à la séparation mentale de comporte­ments qui normalement vont de pair ; c’est le cas par exemple dans les rêves où l’on est en même temps acteur et observateur. Cet état dissociatif peut engendrer une impression de perte de contrôle moteur ou une discon­tinuité  des sensations d’une partie du corps. La suggestibilité représente la capacité de la personne à se soumettre aux instructions du professionnel pratiquant l’hypnose.

Contrairement à ce qu’on lit parfois, les personnes sous hypnose ne perdent pas complètement le contrôle de leurs compor­tements et peuvent sortir de l’état hypno­tique si elles se sentent mal à l’aise. Elles restent conscientes de leur identité et de leur vécu sous hypnose, à moins qu’une amnésie ne soit suggérée.